Lathmar Holi festival
Chaque année, les hindous saluent la fin de l'hiver et l'arrivée du printemps lors de la plus colorée des fêtes au monde: Holi. Une fête gigantesque au cours de laquelle il est de coutume d'asperger ses amis mais aussi les inconnus avec de la peinture et de la poudre colorée.
Quelques jours avant Holi, on célèbre dans l'Uttar Pradesh Lathmar Holi, une fête étroitement associé au seigneur Krishna et à sa compagne Radha. Il est dit que Krishna, qui est de couleur foncée, était jaloux de Radha, claire de peau. Krishna se moquait de sa couleur. Agacée de ses remarques, elle dit à Krishna qu'il pouvait changer sa couleur de peau en la saupoudrant de couleurs. Krishna et ses amis profitent de cette occasion pour colorer Radha et ses amies.
Comme toujours en Inde, le résultat est hallucinant... La preuve en images avec une sélection de photos provenant du (fabuleux) site The Big Picture.















This is Karma
Le karma désigne le cycle des causes et des conséquences lié à l'existence des êtres; c'est la somme de ce qu'un individu a fait, est en train de faire ou fera. Dans les religions incorporant les concepts de réincarnation ou de renaissance, les effets de ces actes karmiques se répercutent sur les différentes vies d'un individu.
Voici une petite vidéo sur le sujet, assez simpliste, sans réel contenu novateur mais bien sympathique. Et entendre parler les indiens me réchaufe le coeur ;-)
Janmashtami
Les hindouistes viennent de fêter Janmashtami, une grande fête qui marque la naissance de Lord Krishna; enfants et adultes s'habillent comme le Dieu et sa compagne Radha et forment des pyramides humaines pour briser des pots de terre cuite remplis de lait, de miel, de fruits,...
J'ai trouvé sur le site de Boston.com une superbe série de photos en provenance entre autre de l'Inde et du Népal. Admirez...










Ra One

L'Inde, ce n'est pas que le Taj Mahal, les yogis, le Bharata Natyam, les traditions ancestrales ou les vaches sacrées...
L'Inde est aussi devenue un temple de la consommation où les nouveaux dieux sont les stars de Bollywood. Dernière grosse production des studios de cinéma indien: Ra One avec en vedette l'acteur le plus vénéré de toute l'Inde, SRK, alias Shahrukh Khan.
Ra One (pour "Random Access - Version 1.0") est un film de science-fiction qui sortira en Octobre 2011. Réalisé par Anubhav Sinha, le film réunit Shahrukh Khan, Kareena Kapoor et Arjun Rampal dans les rôles principaux.
C'est affligeant mais voilà, bienvenue dans l'Inde Moderne!
Kaushiki Chakrabarty @ Bozar
Petit rappel pour ceux qui l'ignorent encore: j'organise ce vendredi 24 juin un concert de Kaushiki Chakrabarty au Bozar.
La première fois que j'ai entendu la voix de Kaushiki, je me suis pris une claque en pleine figure et cela faisait longtemps que je n'avais plus été aussi émerveillé par une voix.
Née à Calcutta en 1980, Kaushiki Chakrabarty était destinée à une longue carrière. Ses talents de chanteuse sont apparus à 2 ans et ses parents, eux-mêmes artistes renommés, ont tout fait pour les développer. Kaushiki interprète des chants indiens hindoustanis (du nord de l'Inde) et son quatrième album, Pure, lui a valu un BBC World Music Award en 2005. Deux ans plus tard, la chanteuse sort un somptueux triple-cd, une fois encore guidée par son père et mentor, l'illustre Pandit Ajoy Chakrabarty.
Vous trouverez toutes les infos pratiques pour acheter votre billet, ainsi que plus d'infos et quelques vidéos, sur le site www.indianmusic.be. En attendant vendredi, voici une vidéo de cette artiste hors du commun...
Gundecha Brothers
Samedi soir, j'ai été au Bozar pour écouter les Gundecha Brothers et ce fut incroyable... J'ai été emmené par leurs voix sans même m'en rendre compte, un peu comme si quelqu'un m'avait pris la main et m'avait invité à un voyage... Quelle intensité.
Ils chantent le dhrupad qui était à l'origine destiné aux temples et qui est de nature spirituelle; ce style musical cherche à amener l’auditeur à ressentir une paix profonde et contemplative. Sa richesse se fonde sur le déploiement systématique et majestueux des ragas traditionnels.
Les voici donc sur scène et je ne manquerai plus jamais leur visite en Belgique.
Holi 2011
Chaque année, les hindous saluent la fin de l'hiver et l'arrivée du printemps lors de la plus colorée des fêtes au monde: Holi. Une fête gigantesque au cours de laquelle il est de coutume d'asperger ses amis mais aussi les inconnus avec de la peinture et de la poudre colorée. Le résultat est hallucinant... La preuve en images avec une sélection de photos provenant du (fabuleux) site The Big Picture.










Chez Béa en mars...

Avis aux amateurs de saveurs indiennes: comme chaque mois, ma copine Béa organise chez elle des cours de cuisine pour vous apprendre à préparer des plats indiens. Voici le programme pour ce mois de mars:
Dimanche 13 mars - 10h00: South Indian Breakfast
(tchai - idlis – uppuma et chutneys)
Prix cours & repas: 15 euros
Samedi 19 mars - 18h30: South Indian Veg Dinner
(tchai - green masala eggs - brinjal white sambhar - potato raita - tamarin rice)
Prix cours & repas: 20 euros
Mardi 29 mars - 19h00: Kerala Sea Dinner
(tchai - fish molee - vinegar okras - carot or beetroot raita - safran ghee rice )
Prix cours & repas: 25 euros
Plus d'infos et réservations (max 48h à l’avance) au 0495/601414 ou par email. Il est possible de rejoindre pour le repas après le cours, en fonction des places disponibles.
Les cours ont lieu à 1030 Bruxelles (86 rue Artan - 1° étage) mais Béa peut également se déplacer chez vous à d'autres dates pour des cours à domicile (minimum 4 personnes), des tables d'hôtes,... N’hésitez pas à la contacter.
Kaushiki Chakrabarty

Je viens de découvrir cette semaine Kaushiki Chakrabarty et en écoutant pour la première fois cette chanteuse classique indienne, je me suis pris une claque en pleine figure. Encore une preuve que la musique est d'origine divine! Cela faisait longtemps que je n'avais plus été aussi émerveillé par une voix.
Née à Calcutta en 1980, Kaushiki Chakrabarty était destinée à une longue carrière. Ses talents de chanteuse sont apparus à 2 ans et ses parents, eux-mêmes artistes renommés, ont tout fait pour les développer. Kaushiki interprète des chants indiens hindoustanis (du nord de l'Inde) et carnatiques (du sud). Son quatrième album, Pure, lui a valu un BBC World Music Award en 2005. Deux ans plus tard, la chanteuse sort un somptueux triple-cd, une fois encore guidée par son père et mentor, l'illustre Pandit Ajoy Chakrabarty.
UPDATE: j'ai décidé de l'inviter à Bruxelles et Kaushiki sera sur la scène des Bozar le vendredi 24 juin! plus d'informations d'ici peu! En attendant, voici quelques vidéos de ce prodige...
Rajarajeswaram 1000
Construit au 11ème siècle par l'empereur Rajaraja Chola, le Brihadeeswara temple est l'un des plus majestueux de l'Inde du Sud; il est classé comme monument du patrimoine mondial par l'Unesco et on y retrouve entre autre des sculptures des 108 Karanas (mouvements de danse) et surtout une immense statue de Nandi, le taureau sacré, véhicule de Lord Shiva.
Pour célébrer les 1000 ans de ce temple, Dr. Padma Subrahmanyam a chorégraphié trois pièces de Bharata Natyam et a réuni... 1000 danseurs! Cela se passait il y a un mois, le samedi 25 Septembre, et le résultat est époustouflant; voici le trailer d'un DVD qui est sorti à cette occasion.
Visite du Brihadeeswara Temple
Dans le post précédent, j'ai parlé du Brihadeeswara Temple et grâce à Internet, il est possible de le visiter virtuellement à partir de chez vous... Cela reste du virtuel évidemment mais je trouve assez génial de pouvoir se promener ainsi dans un lieu si magique... Suivez le guide, il suffit de cliquer ici.
PS: le meilleur résultat est obtenu via Firefox.

Indian Railways
Ganesh Chaturthi

Ce samedi 11 septembre, c'est le "Ganesh Chaturthi", le jour où l'on rend hommage à Ganesha, le Dieu éléphant, fils de Shiva et de Parvathi. S'il ne fait pas parti de la Trinité hindouiste (Brahma, Shiva, Vishnu), Ganesh est probablement le plus populaire des Dieux du panthéon hindou. Il est le protecteur des écrivains, des scribes et surtout, c'est lui que l'on invoque pour franchir les obstacles. Il représente à la fois l'intelligence, la prudence et lie le monde des Dieux à celui des humains.
Cette fête, célébrée dans toute l'Inde, est particulièrement populaire dans le sud du pays. Le premier jour de la célébration, les Indiens, après s'être baignés en signe de purification, vont acheter une représentation de Ganesh, que l'on trouve de toutes tailles (de quelques centimètres à plusieurs mètres de hauteur) et la rapporte en procession chez eux où elle est installée sur un autel, et décorée. L'idole est alors conservée plusieurs jours pendant lesquels des prières sont récitées matin et soir à son intention, et des offrandes (notamment des sucreries) lui sont faites.
Le dernier jour de la célébration, les statues sont portées en procession et sont jetées à l'eau (mer, lac, rivière, réservoirs d'eau creusés pour l'occasion, voire un seau d'eau...).
Voici quelques vidéos assez spectaculaires de cet événement que je fêterai évidemment ce week-end. Ganapati bappa morya! Mangal moorti morya! ("Père ganapati, reviens-nous! Toi qui portes chance, reviens-nous!")
Préparation (2)
Pujas
Immersion Day
Immersion à Chennai
(pas de son à cette vidéo)
Ganesha Chaturthi 2009
Revoici quelques photos du Ganesh Chaturthi de 2009 que j'avais déjà publiées l'année passée et qui font partie d'une série éditée par le site boston.com. Voici une petite sélection personnelle, le reste se trouve sur le site en question.






WIP #3
Je suis désolé de ne pas publier grand chose ces derniers temps mais j'organise ce dimanche 27 juin un événement intitulé WIP (Work In Progress) et je suis débordé. Ce WIP n'est pas un spectacle à proprement parler; il s'agit d'un cours de Bharata Natyam en public qui va réunir pour la troisième fois tous les élèves de mes différents cours. Ils présenteront donc le travail effectué durant cette année scolaire.
L'entrée est gratuite, une invitation est nécessaire et si cela vous tente, vous trouverez plus de renseignements, ainsi que l'affiche et un routing sur ce site.

The Solar Eclipse In Varanasi
Le spectacle d’une éclipse totale est extrêmement rare et lorsqu'on a la chance d'y assister dans un lieu Saint, l'expérience doit être inoubliable. En voici un exemple avec une vidéo de la BBC prise à Varanasi (Bénarès), sur les bords du plus Sacré des fleuves: le Gange. Admirez le spectacle:
Ravi Shankar

Ce soir (vers 22.30), Arte diffuse "L'extraordinaire leçon", un reportage sur l'incroyable Ravi Shankar.
Joueur de sitar virtuose, l'un des plus connus au monde, Ravi Shankar fut le premier ambassadeur de la musique indienne, qu'il popularisa en Occident à partir de 1956. Tout au long de sa longue carrière, il s'est posé la question de la transmission de son art. À la différence du classique occidental, la musique indienne se transmet de manière orale, dans la quotidienneté et le compagnonnage.
Ce documentaire le montre lors de son dernier passage à Paris, qu'il présente lui-même comme son ultime voyage en Europe, où il avait choisi de donner pour la première fois une leçon de musique au public de la salle Pleyel. Le réalisateur a aussi filmé son travail au quotidien au centre Ravi-Shankar de Delhi, en Inde, avec ses disciples et sa fille Anoushka. Cette jeune femme moderne, vivant alternativement en Amérique et en Inde, s'engage sur la même route que son père avec autant de conviction : respecter l'essence de la musique classique indienne tout en lui ouvrant d'autres horizons. Les interventions d'un musicologue éclairent également cette fascinante leçon.
Voici en apéritif trois vidéos dont la dernière est purement "historique" (cours donné à George Harrison par Ravi Shankar).
Holi 2010
L'une des premières choses qui frappe l'occidental en Inde est sans doute la multitude et la force des couleurs... Que dire quand a lieu Holi, appelée aussi "Fête des couleurs"?
Holi est la fête hindoue de l'équinoxe de printemps qui trouve son origine dans la Vasantotsava, à la fois un sacre du printemps et célébration de la fertilité. Une fête gigantesque au cours de laquelle il est de coutume d'asperger ses amis mais aussi les inconnus avec de la peinture et de la poudre colorée. Le résultat est hallucinant... La preuve en images avec une sélection de photos provenant du (fabuleux) site The Big Picture.






Aladin

Même si je ne suis pas un fan du style, il est impossible de parler de l'Inde actuelle sans évoquer son cinéma moderne que l'on appelle Bollywood. Contraction de Bombay et de Hollywood, ce genre est le plus populaire en Inde et ses stars sont vénérées par la jeunesse (et plus encore) comme des divinités… Pour un européen comme moi qui étudie et transmet un art ancestral qu'est le Bharata Natyam, le paradoxe est évident.
Les films durent 3 heures ou plus et je peux vous assurer que j'ai souvent dormi dans les salles de cinéma en Inde! Les histoires ne sont pas vraiment passionnantes et en plus, je ne suis pas un fan de love stories version mélodramatique. Les scénarios sont très souvent inspirés de succès de ceux d'Hollywood: plutôt que de prendre des risques avec une oeuvre originale, bien des producteurs préfèrent une adaptation à l'indienne d'un thème déjà éprouvé par le box-office.

Dernier blockbuster en date: Aladin! Réalisé par Sujoy Ghosh, on y retrouve tous les ingrédients du genre: de la danse et de la musique, un amour impossible, de la danse et de la musique, une belle héroïne, de la danse et de la musique, un valeureux héros, de la danse et de la musique et même des effets spéciaux. Accentués par… de la danse et de la musique! Hé oui, c'est Bollywood.
Attendu en octobre sur les écrans américains, ce film indépendant n'est pas encore annoncé chez nous. On y retrouve quelques méga-super-stars de Bollywood comme Amitabh Bachchan mais aussi Sanjay Dutt, Riteish Deshmukh,… Voici le synopsis et le trailer. Bienvenue en Inde!
Synopsis: Aladin, un jeune loser, tombe amoureux de la belle Jasmine. Celle-ci lui offre un cadeau à son anniversaire, une lampe mystérieuse. De cette lampe sort "le génie", qui propose à Aladin de faire trois voeux. C'est sans compter sur "le maître de l'anneau", prêt à tout pour s'emparer de la lampe, et des secrets autour d'Aladin et de la lampe.
M.S. Subbulakshmi

Madurai Shanmukhavadivu Subbulakshmi, plus connue sous le nom de M.S. Subbulakshmi, est sans doute LA voix indienne la plus célèbre. "Chaque enfant en Inde connaît M. S. Subbulakshmi, pour la beauté de sa voix, la magie qui émane de sa personne et la charité de son coeur", déclarait la poétesse et leader indépendantiste indienne Sarojini Naidu. Nehru disait d'elle "Who am I, a mere Prime Minister before a Queen, a Queen of Music" et Ustad Ali Khan l'appelait Suswaralakshmi (la Déesse de la note parfaite).
Née à Madurai (Tamil Nadu) en 1916, M.S. Subbulakshmi enregistra son premier album à l'âge de 10 ans et donna son premier concert à 16 ans. Son timbre si particulier est reconnaissable entre mille et elle était capable de chanter aussi bien en Tamil qu'en Kanada, Sanskrit, Panjabi, Hindi, Malayalam, Telugu, Bengali, Gujarati ou Marathi. Pour ceux qui l'ignorent, 22 langues officielles sont reconnues par la Constitution indienne et il existe en plus des dizaines de dialectes...
Elle donna des représentations partout dans le monde et arrêta de chanter en 1997, après la mort de son mari. Elle décéda en 2004. Voici deux extraits de concerts et on trouve évidemment quelques albums sur Itunes et autres.
Thillana Kadana Kutuhala
En Bharata Natyam, un spectacle traditionnel se termine toujours par un Thillana; cette pièce est vive, joyeuse et elle permet au danseur de montrer l'art de développer toutes les possibilités rythmiques d'un thème musical. On y retrouve, entre autre, une courte phrase narrative qui rend hommage à une divinité bien précise.
J'avais déjà parlé du Thillana la semaine passée via le post sur Priyadarsini Govind qui dansait le célèbre Thillana Kadana Kutuhala. Ce raga (mélodie) est l'un de mes favoris et on le doit à Dr. M. Balamuralikrishna. J'ai retrouvé une vidéo de ce morceau mais chanté par un disciple du maître, Prince Rama Varma. Une autre voix d'exception... Pour ceux que cela intéresse, on trouve évidemment les compositions de Dr. M. Balamuralikrishna sur iTunes, sur Amazon ou à la médiathèque.
Juste avant, je ne résiste pas à republier une vidéo de Nirupama, mon propre guru, qui danse cette pièce qu'elle m'a enseignée l'année passée; d'ailleurs, ce mercredi après-midi va être consacré à la pratique de cette fabuleuse chorégraphie...
Priyadarsini Govind

Priyadarsini Govind a étudié le Bharata Natyam à Madras dès son plus jeune âge et elle est reconnue en Inde aujourd’hui comme l’une des danseuses les plus brillantes et accomplies de sa génération. Elle nourrit sa danse par une réflexion profonde sur l’héritage intellectuel, spirituel et artistique qui est le sien, et par la vitalité d’une jeune femme indienne, moderne, en prise avec les réalités d’une société en pleine mutation.
Aujourd'hui, je vous propose une vidéo de Priyadarsini qui danse le célèbre Thillana Kadana Kutuhala; ce chef d'oeuvre musical a été composé par l’un des plus grands artistes de la musique carnatique, Dr. M. Balamuralikrishna. Véritable génie, il a commencé à chanter à l’âge de 3 ans et n’a jamais suivi de cours. Sa voix est unique et ses créations sont célèbres dans toute l’Inde. Ce raga me donne la chair de poule!
Voici donc un délice auditif et visuel:
Rang

Nirupama & Rajendra sont arrivé! Ils seront sur la scène des Bozar demain, jeudi 25 juin pour un spectacle de Bharata Natyam (Inde du Sud) et de Kathak (Inde du Nord) intitulé "Rang" (couleurs en français). Pour ceux que cela intéresse, les tickets sont en vente au Bozar, au 02/507.82.00. Il n'en reste pas beaucoup, il faut se dépêcher.
Des stages sont aussi organisé du vendredi 25 au dimanche 28 juin mais ils sont réservés à ceux qui pratiquent déjà le Bharata Natyam. Plus d’infos sur le site www.indiandance.be.
Et en attendant demain, voici un extrait d'un spectacle donné aux USA par Nirupama et Rajendra.
Scenes from India
L'Inde est le pays le plus peuplé du monde après la Chine et 23 langues officielles y sont reconnues. L'Inde est le foyer de civilisations parmi les plus anciennes et quatre grandes religions ont vu le jour dans ce seul sous-continent: l'hindouisme, le bouddhisme, le jaïnisme et le sikhisme. Soixante-et-un ans ans après son indépendance, l'Inde moderne se cherche encore et hésite souvent entre modernité et tradition...
Publier des photos de l'Inde est toujours difficile car les clichés (le mendiant, la jeune indienne,...) sont nombreux et il est facile de tomber dans les caricatures. J'ai trouvé un reportage assez génial qui sort des sentiers battus; publié sur un blog dédié à la photo, chaque image montre une des milliers de facettes de l'Inde. J'en publie quelques unes et le reste se trouve sur ce site.









L'Inde moderne
Ce qui symbolise pour moi l'Inde moderne, c'est sans aucun doute Bollywood... Ce terme est attribué au cinéma indien de Bombay (que l'on appelle maintenant Mumbai), dans lequel chansons et danses fusionnent, le tout dans une atmosphère à l'eau de rose... Son nom est en fait la contraction de Bombay et d'Hollywood, symbole de l'industrie cinématographique américaine. Les films durent souvent plus de 3, voire 4 heures, et personnellement, je n'arrive pas à apprécier ce cinéma dont les stars sont adulées par les indiens. Ce n'est pas faute d'avoir essayé mais pas moyen... Je me suis déjà endormi des dizaines de fois dans les cinémas de Bangalore.
Quoi qu'il en soit, comme je le disais plus haut, c'est l'un des symboles de l'Inde moderne et voici un petit clip représentatif du style (à voir si possible en HD). C'est joli, rempli de couleurs, de jolies danseuses et de vaillants jeunes hommes; la mélodie est simple, entraînante et l'on peut reproduire facilement les pas de danse à la maison... Bienvenue dans l'Inde moderne.
L'Inde traditionnelle
Je parle souvent de l'Inde traditionnelle, surtout à travers le Bharata Natyam et la musique carnatique mais aujourd'hui, j'ai choisi une vidéo d'Odissi pour illustrer le côté ancestral de l'Inde. C'est le style de danse que je préfère et j'avoue que si je n'avais pas commencé le Bharata Natyam, j'aurais choisi l'Odissi. J'adore cette technique que je trouve sublime dans ses formes, sa gestuelle et son côté ondulant.
Voici donc un Pallavi et si vous désirez en savoir plus sur ce style, j'avais déjà publié un article ici. A savourez sans modération. Bienvenue dans l'Inde traditionnelle.
Danses Indiennes

Mauvaise nouvelle pour ceux qui m'ont pas leur ticket pour le spectacle de danse que j'organise au Bozar: c'est sold out depuis jeudi...
Bonne nouvelle: j'ai changé de salle et j'ai loué la salle "M" qui a le double de capacité. Il reste plus ou moins 150 places... Il faut donc se dépêcher. Vous trouverez toutes les infos pratiques ici.
En tout cas, merci beaucoup à tous ceux qui me soutiennent d'une façon ou d'une autre dans ce projet et je voudrais remercier plus particulièrement Dominique Mong-Hune qui gère un blog dédié aux danses indiennes, tout style confondu. Elle est aussi illustratrice et j'adore son travail, lié évidemment à l'Inde; elle vient de lancer un nouveau site dédié à son travail graphique.
Sanjay Subrahmanyam

Petit rappel: l'un des plus grands artistes de la musique carnatique, Sanjay Subrahmanyan, sera pour la première fois en Belgique ce samedi 23 mai, au Théâtre Molière, Galerie de la Porte de Namur (20.30). Le concert est organisé par Muziekpublique en collaboration avec Béatrice Didier et il est impardonnable de rater un tel événement! C'est une occasion unique de découvrir cet art ancestral.
La musique carnatique est la musique traditionnelle de l’Inde du Sud et elle est complémentaire de la musique traditionnelle de l’Inde du Nord, la musique hindoustanie. Traditionnellement, on considère que la musique carnatique met l'accent sur la structure et l'improvisation, alors que l'hindoustanie développe l'expression et le sentiment. Leurs solfèges et les instruments divergent mais ces deux styles sont construits sur le râga (l'ensemble des notes utilisées) et le tâla, la rythmique utilisée.
Après vingt ans de carrière, accumulant les prix les plus prestigieux en Inde et les tournées dans le monde entier à la demande d'un public enthousiaste, Sanjay Subrahmanyan se distingue aujourd'hui par sa technique vocale maîtrisée à la perfection, et par ses qualités d'improvisation mélodique et rythmique. Sa puissance et son énergie donnent un nouveau souffle à la musique de l'Inde du Sud.
Un concert de ce musicien charismatique et généreux est une expérience inoubliable. Il sera donc présent ce samedi 23 mai sur scène avec Neyveli B. Venkatesh au mridangam et S. Varadarajan au violon. L'entrée est à 10 euros en prévente (7 euros pour les membres, 12 euros le soir-même). Prévente à la Fnac. Renseignements: www.muziekpublique.be ou au 02/217 26 00.
Théâtre Molière, Galerie de la Porte de Namur, 3 Square du Bastion, 1050 Bruxelles.
L'un des musiciens qui accompagnera Sanjay sur scène, Neyveli B.Venkatesh, donnera une conférence-concert ce vendredi à 12.30 au même endroit. Cet événement est gratuit; plus d'infos sur le site www.muziekpublique.be
Chez Béa en avril

Avis aux amateurs de saveurs indiennes: comme chaque mois, ma copine Béa organise chez elle des cours de cuisine pour vous apprendre à préparer un thali.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce plat typique, un thali est un repas indien dont la composition diffère d'une région à l'autre. Il s'agit d'un assortiment de plats (de l'entrée au dessert) servis généralement dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond, également en métal. Il existe des thalis végétariens ou non végétariens et Béa se propose de vous enseigner ces deux techniques.
Voici le programme pour ce mois de mai:
Lundi 11 mai (19.00): cours thali végétarien
Mercredi 17 mai (19.00): cours thali non-végétarien
Samedi 27 mai (19.00): cours thali végétarien
Le prix du cours et du repas est de 20 euros pour le thali végétarien et de 25 pour le non-veg. Plus d'infos et réservations (max 48h à l’avance) au 0495/601414 ou par email.
Les cours ont lieu à 1030 Bruxelles mais Béa peut également se déplacer chez vous à d'autres dates pour des cours à domicile (minimum 4 personnes), des tables d'hôtes,... N’hésitez pas à la contacter.
Mala India
Ce matin, j'ai pris le train direction Waterloo et j'ai été faire un petit tour chez Mala India, sans doute le magasin que je préfère en Belgique. Pour ceux qui ne connaissent pas ce havre de paix, Mala India est un espace dédié à l’artisanat indien ou plutôt devrais-je dire une véritable caverne d’Ali Baba, remplie de meubles, d’objets de décoration, de statues, de vêtements, de livres, d’épices,...
Les prix sont vraiment abordables et en plus, il s'agit d'une coopérative qui vient en aide, entre autre, aux artisans indiens. Les articles sont acquis dans le respect de l’artisan et Mala India s’efforce d’être un commerce équitable.
Côté pratique, le magasin se trouve à 5 minutes à pied de la gare de Waterloo. Il y a un train de Bruxelles-midi toutes les heures et le trajet dure 20 minutes. Il faut prévoir sur place au minimum 1 heure. Plus d’infos sur le site officiel de Mala India.

Temple of Fine Arts
Je publie régulièrement des vidéos de Bharata Natyam mais le plus souvent, les chorégraphies sont présentées par des danseuses, rarement par des hommes. En voici une de toute beauté dans un décor assez surprenant...
Il s’agit d’un extrait d’un Varnam, dansé par les élèves de l’école "Temple of Fine Arts" de Kuala Lumpur; son raga est le sublime "Nattakurinji". On aperçoit en arrière plan les célèbres buildings de la capitale malaysienne... Décor inhabituel mais vraiment interpellant.
Bangalore 2009, first video
Voilà, je viens de terminer le premier montage vidéo de mon voyage à Bangalore et il est entièrement consacré à un spectacle donné par la "Abhinava Dance Campany", la compagnie de Nirupama & Rajendra, à Tumkur, lors d'un grand festival.
Tumkur est une ville située à 70 km de Bangalore et la compagnie a proposé plusieurs pièces mélangeant le Kathak et le Bharata Natyam. Je referai plus tard un autre montage sur mon séjour car ayant beaucoup d'images cette année, je les ai scindées en deux parties. La musique que j'ai employé, "Jai Ho", provient de la B.O. de "Slundog Millionnaire".
(Remarque: si vous avez une connection internet suffisamment puissante, lancez la vidéo et ensuite cliquez sur le logo "HQ" pour une meilleure résolution d'images. Si cela saccade, revenez au mode normal en recliquant sur le même logo.)
PS: les vidéos de mes voyages précédents se trouvent dans la section Travels de la partie Bharata Natyam de ce site.
Kathakali

Après l'Odissi, voici le majestueux Kathakali, originaire du Kerala, l’état qui se trouve dans le sud-ouest de l’Inde.
Le Kathakali est un mélange de danse et de théâtre et les pièces représentées sont le plus souvent tirées des épisodes du Ramayana et du Mahabharata. Ce qui frappe en premier lieu est évidemment le maquillage des acteurs qui finit par ressembler à un véritable masque. Très complexes, ils sont réalisés à partir de pâtes de riz par des artistes spécialisés et leur élaboration demande plusieurs heures de travail.
Pendant le spectacle, les acteurs du Kathakali ne parlent pas et utilisent un vaste langage de gestes, de regards et de mimiques afin de raconter leur histoire. Contrairement aux styles qui l'ont précédé, le kathakali n'est joué que par des hommes qui tiennent aussi les éventuels rôles féminins.
Les acteurs portent de gigantesques costumes alourdis d'ornements pesant environ 30 kilos. Les couleurs revêtent des significations précises: le vert indique les grands rois ou les héros vertueux tels que Rama. Les visages des personnages puissants marqués par le mal sont eux aussi maquillés de vert, mais avec du rouge sur les joues. Les personnages "mauvais" se reconnaissent à leur dominante rouge et à leur grande barbe postiche de couleur identique. Les femmes et les ascètes arborent des couleurs lumineuses dans des tonalités de jaune.
Traditionnellement, le spectacle débute le soir et dure toute la nuit et se finit (évidemment ;-) par la victoire du bien sur le mal. J'ai eu l'occasion de voir des spectacles de Kathakali en Inde et c'est enivrant. Tout simplement enivrant... C’est sans doute encore un enseignement que je commencerai dans ma prochaine réincarnation
"Mahabharati"
"Kathakali in Fort Cochin"
Vanaprastham

En parlant du Kathakali, il y a un film bouleversant que je vous conseille vivement: "Vanaprastham".
Intitulé "La Dernière Danse", voilà le genre de film que l’on commence à regarder sans trop savoir à quoi s’attendre... Et puis, quand le mot "Fin" apparaît, on se rend compte que l’on vient de passer un moment magique...
"Vanaprastham" est l’évocation de la vie difficile d'un artiste de kathakali en Inde du Sud dans les années trente. Après un mariage décevant, Kunhikuttan gagne une notoriété d'artiste. Il rencontre Subhadra, une aristocrate mariée et perdue dans un monde qu'elle s'est créé. Emportée par sa passion pour Arjuna, le heros du Mahabharata, elle ne tombe pas amoureuse de Kunhikuttan mais de l'Arjuna qu'il incarne sur scène.
Voilà le trailer... La bande sonore est de Zakir Hussain et c’est un vrai bijou qui devrait ravir les amoureux de l’Inde du Sud. On la trouve sur iTunes; le DVD et le CD sont aussi en vente sur Amazon mais si vous avez le courage de vous farcir la Fnac (et ses vendeurs imbuvables), il doit être possible de les commander.
Odissi

Originaire de l'état d'Orissa (Est de l'Inde), l'Odissi est l'une des danses classiques indiennes et remonte à plus de 2000 ans. Tout comme le Bharata Natyam, l'Odissi était à l'origine liée à des pratiques rituelles, celles des danseuses de temples, les devadâsîs, appelées ausi Mahârîs dans cette région.
L'Odissi est en partie comparable au Bharata Natyam, mais a la réputation d'être une forme moins athlétique, plus douce, plus sensuelle. L'aspect sculptural se retrouve en particulier par des positions plus ondulantes, construites grâce à une série de déhanchements du corps ("tribanghi").
La thématique de l'Odissi, où les experts reconnaissent de lointaines influences bouddhiques et tantriques, est avant tout nourrie par la vie du dieu Krishna, telle qu'elle est par exemple évoquée dans la Gitagovinda qui raconte les amours du Dieu et de Râdhâ. Le répertoire de l'Odissi comprend, comme pour le Bharata Natyam, des pièces de danse pure (nritta) et de danse figurative, descriptive (nritya).
La musique utilisée en Odissi se rattache à la tradition classique hindoustani, avec quelques spécificités régionales. L'orchestre fait bien sûr appel aux percussions (cymbales manjira et surtout tambour pakhâwaj, comparable au mridangam sud-indien), mais également à la flûte de roseau (bansuri) ou aux instruments à corde (sitar, tampura).
Je trouve ce style magnifique mais hélas, je suis déjà débordé avec l'étude du Bharata Natyam qui va me demander quelques réincarnations pour parfaire ma pratique... Voici quelques vidéos de toute beauté:
"Jeya Bhagavathi"
"Rageshree Pallavi"
Sankalp Group
Aruna Sairam

Née à Mumbai (Bombay) aux confins des deux traditions musicales séculaires indiennes (hindoustani au nord, carnatique au sud), Aruna Sairam a été très tôt initiée aux techniques vocales dévotionnelles par sa mère, une des grandes chanteuses de son époque, avant de devenir durant une décennie l’élève d’une autre diva, T. Brinda. C’est auprès de ces deux femmes qu’Aruna a appris à ornementer ainsi son art d'une palette incroyable d'émotions et de sentiments.
Remarquable d’expression et de précision dans l’interprétation de la tradition classique, Aruna Sairam a fait du chant carnatique sa raison de chanter. Voici quelques vidéos dont l'incroyable "Kalinga Nartana Tillana", l'un des plus beaux Tillanas que je connaisse; on dit d'ailleurs en Inde que seule Aruna Sairam peut chanter ce titre, tellement il est complexe et difficile à interpréter... Attention, voici une voix exceptionnelle et envoûtante:
"Brindavane"
"Viruttam"
Bangalore 2009

Comme chaque année, je serai en Inde pour 2 semaines et le programme s’annonce une fois de plus chargé... Nirupama, mon professeur de Bharata Natyam, va m’enseigner une pièce sur les Dasavatara (les 10 avatars de Vishnu) et cela risque d’être un gros morceau à digérer! Une chorégraphie de 25 minutes. Mais j’ai tellement hâte de la retrouver et d’être à nouveau dans son studio de danse!
Et puis, il y aura aussi la leçon quotidienne de Yoga avec Arun et de Nattuvangam (musique) avec Prasanna.
Je m’envole demain et pour ceux que cela intéresse, je donnerai des nouvelles chaque jour via un Journal de bord. Rendez-vous ici dès mardi (ou mercredi). Namaste.
Slumdog Millionaire

"Slumdog Millionaire" est l'adaptation britannique d'un roman indien de Vikas Swarup "Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire"; je n'avais pas lu le livre et lorsque j'ai vu le film (réalisé par Danny Boyle), je ne savais absolument pas à quoi m'attendre... Résultat: un véritable coup de coeur! J'y ai retrouvé certains aspects de la vie en Inde telle que je la connaissais, que cela soit l'Inde traditionnelle ou l'Inde moderne. L'idée d'associer le jeu télévisé connu mondialement avec l'univers des bidonvilles indiens donne à ce film un cachet unique. C'est beau, émouvant, drôle et sensible à la fois...
Grand vainqueur des Golden Globes 2009 (avec quatre récompenses majeures), le film fait partie des favoris dans la course aux Oscars qui seront décernés le 22 février. Le film est à l'affiche chez nous et inutile de préciser qu'il fait un véritable carton au niveau mondial. Voici le synopsis et la bande-annonce.
Synopsis: Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l'émission "Qui veut gagner des millions?". Il n'est plus qu'à une question de la victoire lorsque la police l'arrête sur un soupçon de tricherie. Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d'où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu'il a perdue.
Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d'une émission de télévision? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante.
Amma

J’avais déjà parlé d’Amma sur mon ancien blog et pour ceux que cela intéresse, celle que l'on appelle “The Hugging Saint” sera présente à Paris du 22 au 24 octobre (merci à Sophie pour l'info).
Véritable star en Inde, Sri Mata Amritanandamayi Devi, surnommée Amma, parcourt le monde pour enlacer les gens et leur donner de l'amour; elle a serré dans ses bras près de 25 millions de personnes à travers le monde. Sa devise est "Etreindre le monde, pour la Paix et l'Harmonie".
Née en 1953 dans un petit village de pêcheurs du Kerala (Inde du Sud), Amma est reconnue par le gouvernement indien comme porte-parole officiel de l'hindouisme mais elle refuse de considérer sa religion comme la seule voie spirituelle. Voici un extrait d'une de ses interviews:
"Il y a beaucoup de malentendus. Les principes fondateurs de toutes les religions reposent sur l'amour et la religion, et je les vis de l'intérieur, en les exprimant à travers mes actes. Beaucoup de pays ont des problèmes de sectes, c'est pourquoi les gens sont suspicieux. Cependant je ne prêche pas une religion, je ne suis pas sectaire, je ne dis pas que ce que j'enseigne est LA Voie Sacrée, la seule et unique. Je laisse toute liberté aux gens qui viennent me voir. Je donne même des mantras au Christ, à Bouddha, pour l'Islam, pour l'amour, la compassion sous toutes leurs formes. Il y a des chrétiens qui sont venus me voir, qui n'étaient pas très pratiquants et qui sont repartis avec un renouveau de foi. Je dis au gens de rester dans leur religion, il n'ont pas besoin de se convertir à autre chose. Simplement d'ouvrir leurs esprits. Et puis l'organisation de Mère Théresa, par exemple n'a jamais été dépeinte comme une secte..."
Son oeuvre est avant tout humanitaire et l'argent qu'elle récolte sert à financer des écoles, des hôpitaux, des centres d'aide aux malades du sida, etc. Elle donne peu de discours et préfère agir. Voici en premier lieu la bande annonce de "Darshan The Embrace", le film qui retrace l’histoire d’Amma. Et ensuite, un extrait d’un reportage diffusé sur CNN.
Amma on CNN
Raïta
Aujourd’hui, direction la cuisine... Je dois avouer que depuis quelques mois, j’y passe de plus en plus de temps. Cuisiner est devenu un véritable plaisir et même une nécessité. Et cela grâce à ma copine Sylvia qui m'a doucement fait comprendre l'importance d'une alimentation saine et surtout intelligente. Elle est une grande spécialiste de la nutrition ayurvédique...

On dit que l'ayurveda (ayur - "vie" et veda - "sagesse") est le système médical le plus ancien du monde. A l'origine, on trouve des écritures védiques de l'Inde, qui existent depuis plus de 5000 ans. Ayurveda, "la science de la vie", propose un système unique, fondé sur une étude approfondie du corps - la théorie tri-doshique - et de ses particularités pour améliorer la santé notamment, par l'alimentation. La nutrition ayurvédique nous apprend comment utiliser l'alimentation pour établir l'équilibre et la santé dans le corps et l'esprit. En régle générale, chacun est un mélange des trois types de constitution - Vata, Pitta et Kapha. Une personne peut être soignée en mangeant les aliments qui correspondent à sa constitution pour établir une digestion optimale, un esprit clair et pur et, ensuite, atteindre l'équilibre. Des pratiques ayurvédiques nous aident à guérir et offrent du pouvoir au corps et à l'esprit en mettant l'accent sur la nature, l'énergie et l'équilibre et en proposant de prévenir plutôt que de guérir. Ainsi ils contribuent à une vie harmonieuse et dynamique tout en offrant une richesse d'informations pour la santé physique et mentale. (Source: Nutri-Jyoti).

La nourriture indienne végétarienne est basée sur l'ayurveda et aujourd'hui, je vous propose une recette hyper simple que j'ai trouvé sur le blog de Pankaj: le célèbre raïta. Les raïtas sont des préparations consommées froides et très populaires en Inde, avec bien sûr des variantes régionales dans les ingrédients et les modes de préparation. On pourrait les décrire comme des sortes de salades au yaourt, dont la plus connue est sans doute celle de concombre. Voici donc la liste des ingrédients et la recette en vidéo...
Ingrédients:
- 3 yaourts nature
- 1 tomate
- 1/2 concombre
- du sucre en poudre
- du sel
- 1 càc de grains de cumin
- quelques feuilles de menthe fraiche
Chapatis
J’avais déjà publié la recette des chapatis sur mon ancien blog mais puisque je reparle de la cuisienne indienne, la revoici... On la doit également à Pankaj, une jeune indienne qui propose sur son blog une jolie série de recettes en vidéo.

En Inde, on mange des chapatis tous les jours, surtout dans le nord de l’Inde et il en existe de nombreuses variétés.
Ingrédients:
Pour faire des chapatis (6 environ), il nous faut:
- 100g de farine complète
- 20g de farine de blé
- 1/2 cuillère à café de sel
- de l’eau
Utiliser un récipient pour faire la pâte (un "paraat" si possible). Y mettre la farine complète, la farine de blé et le sel et bien mélanger. Ajouter de l’eau et mélanger jusqu’à obtenir une pâte. Travailler la pâte avec le poing (technique indienne traditionnelle). Ajouter un peu d’eau. La pâte ne doit pas être trop dure sinon les chapatis seront durs.
Séparer la pâte et faire des petites boules. Etaler au rouleau chaque boule de manière à obtenir une sorte de crêpe.
Faire chauffer une plaque ou une poële sur le gaz pour la cuisson. Déposer le chapati dessus. Retourner le chapati quand il y a des petits gonflements à la surface. Baisser le feu. Quand l’autre côté et bien cuit, mettre le chapati directement sur la flamme (gonflement). Le tourner plusieurs fois de manière à ne pas le brûler. Retirer le chapati.
Badigeonner avec du ghee ou du beurre. Les chapatis sont prêts à accompagner vos plats indiens. Bon appétit.
Stages
Dimanche 19.00: les stages de Bharata Natyam viennent de se terminer et tout s'est super bien passé. Nirupama a enseigné deux chorégraphies vraiment difficiles mais tout le monde s'est accroché et je suis content du résultat. Les "débutants" se sont débattus avec Saraswathi et les plus avancés ont affrontés Ganesha... ;-) Deux pièces magnifiques!
Je file chez Nirupama et Rajendra car elle veut me donner quelques dernières corrections... Cette semaine hors du temps et de la réalité s’achève bientôt car ils repartent en Inde demain matin. Il me faudra donc attendre quelques mois pour les revoir et surtout du temps pour digérer pleinement cette semaine intensive. Namaste.

Sampradaya
Le spectacle a donc eu lieu hier soir et c’était sublime! Le choix des pièces était parfait et j'ai adoré toutes les chorégraphies; Nirupama a dansé le Varnam qu'elle est en train de m'enseigner et je suis tombé amoureux de cette pièce.
Il y avait une super énergie dans la salle et je pense que tout le monde a adoré le spectacle. En tout cas, Nirupama et Rajendra ont eu droit à une standing ovation.
Demain, les stages commencent et je suis impatient de commencer les 2 pièces... Je file reconduire Monica qui s'en va ce soir en Suisse et ensuite, soirée en compagnie de Nirupama et Rajendra....

Day 2
Deuxième jour en compagnie de Nirupama, Rajendra et Monica et c’est le bonheur total... Je suis coupé de mon quotidien et j'ai un peu l'impression d'être en Inde. Nirupama nous a enseigné un bon tiers du Varnam en 2 heures et je suis dépassé... Mais je m'en fiche un peu car le fait de danser avec Monica et Nirupama est un cadeau du ciel...
Ce soir, c'est le show... J'ai tellement hâte de voir les nouvelles productions. La première partie sera consacrée au Bharata Natyam, la seconde au Kathak. Plus que quelques heures à attendre ;-)
PS: le spectacle est sold out; merci de ne pas me contacter à ce sujet, je ne peux rien faire.

Day 1
C’est parti pour une semaine de folie... Monica (mon premier professeur de Bharata Natyam) est arrivée hier soir à Bruxelles et ce matin, c’était au tour de Nirupama (mon guru actuel) et Rajendra (son mari) de fouler le sol belge. Quelle joie de les retrouver et de pouvoir passer quelques jours en leur compagnie.
Mais la semaine va être éprouvante car je suis seul pour toute l’organisation et la logistique. Mais bon, tout va bien, le spectacle de demain est sold out et les stages de Bharata Natyam s'annoncent très intéressants.
Je ne serai pas très actif sur ce blog dans les prochains jours car Nirupama a décidé, en plus du programme prévu, d'enseigner à Monica et à moi-même un Varnam, une pièce de Bharata Natyam de 30 minutes... Je file d'ailleurs, on commence ce soir l'étude... Yes! ;-)

Travels
Tiens, je signale au passage que je viens de rajouter une page ("Travels") dans la section "Bharata Natyam"; j'y ai regroupé tous les petits films réalisés lors de mes séjours à Bangalore. Cela se trouve ici.
Nirupama @ Brussels
Comme je l’avais annoncé en début d’année, Nirupama (mon guru de Bharata Natyam) et Rajendra (son mari) seront à Bruxelles du 6 au 10 août! Ils font une tournée aux USA en juillet et ils ont accepté de faire un crochet par Bruxelles avant de rentrer en Inde.
Ils seront sur la scène des Bozar le mercredi 6 août pour un spectacle de Bharata Natyam (Inde du Sud) et de Kathak (Inde du Nord). Les tickets sont en vente depuis lundi au Bozar et comme il n’y a que 205 places, cela risque d’être vite sold out. Les réservations se font directement au Bozar, au 02/507.82.00.
Plus d’infos sur le spectacle, le stage et les artistes ici.
Et en attendant le mois d’août, voici un extrait du spectacle de l’année passée avec un des plus beaux Thillanas que j’ai eu l’occasion de voir...
Auroville
J’en avais déjà parlé sur mon ancien blog mais j’ai de plus en plus envie de visiter Auroville la prochaine fois que je suis en Inde. Octobre ou décembre de cette année...

Auroville (La cité de l'Aurore) est située dans le sud de l’Inde, à une dizaine de kilomètres de Pondichéry et cette ville est unique dans son genre. Inaugurée le 28 février 1968, elle a été créée par Mirra Richard, plus connue sous le nom de La Mère, d'après les plans conçus par l'architecte français Roger Anger. Au centre d'Auroville se trouve le Matrimandir, l'un des plus grand globe de cristal au monde. Considéré comme l'âme de l'endroit par La Mère, c'est en fait une gigantesque salle de méditation.
Le concept de base de cette ville utopique a été de construire une société parfaite sans distinction de classe, sans pauvreté où “l'on cultive son Karma”. Mirra Richard parlait de ce projet en ces termes: "Il doit exister sur Terre un endroit inaliénable, un endroit qui n'appartiendrait à aucune nation, un lieu où tous les êtres de bonne volonté, sincères dans leurs aspirations, pourraient vivre librement comme citoyens du monde...".

Auroville veut être un lieu de rêve où personne n'a le droit de dire: "Ceci est à moi", où chacun est citoyen du monde et a la volonté de faire avancer le monde. Une société parfaite où la collaboration et la fraternité remplacent la lutte et la concurrence. Joli concept mais 40 ans après sa création, il semble que la nature humaine a repris le dessus: la division en classes sociales est toujours aussi importante entre occidentaux et indiens de la région, la délinquance n'a toujours pas été résolue et les grandes entreprises qui s'y étaient installées en 68 sont maintenant en Chine pour réduire leur coût de production…
Dommage mais malgré tout, j’ai envie de me faire une opinion par moi-même... Voici deux vidéos, ainsi que le plan de la ville et une vue de l’intérieur du Matrimandir.
Le Matrimandir
Auroville
Site officiel d’Auroville: http://www.auroville.org

