Pina par Wim Wenders

J'ai revu hier soir "Pina", le film que Wim Wenders a consacré à Pina Bausch et de nouveau, j'ai été ébloui. Quel bel hommage et surtout quelle grande Dame! Je republie donc cette news et je conseille vraiment ce documentaire hors du commun.
Le projet a démarré comme une collaboration entre les deux Allemands, qui étaient peut-être les artistes germaniques vivants les plus marquants. La chorégraphe est morte, en juin 2009. Alors le réalisateur a décidé de poursuivre son travail auprès des danseurs installés à Wuppertal. Il a brassé les images en 3D tournées avec elle, à la manière d'un film dansé et des interviews durant lesquelles il demande à ses danseurs de parler de Pina. (source: rue89)
Un documentaire émouvant, tendre, dur, féroce et tout simplement sublime. A voir d'urgence!
Le Vent
Voici Marina Kanno et Giacomo Bevilaqua du Staatsballett Berlin filmés en slow motion... Hallucinant! Quelle technique...
Compagnie Himegoto (EOTB)

Un autre sujet sur Philip Glass mais cette fois, changement de registre, place à la danse contemporaine... J’ai fait beaucoup de choses dans ma vie, dans des domaines assez divers mais s’il y a une chose que je n’ai jamais arrêtée, c’est bien la danse.
J’ai commencé évidemment par le classique et le modern-jazz mais j’ai rapidement bifurqué vers le contemporain. J’ai dansé dans quelques productions mais comme pour le stylisme, je n’ai pas eu l’envie de travailler pour quelqu’un d’autre. On n’est jamais mieux servi que par soi-même ;-) J’ai donc créé en 1987 ma propre compagnie de danse, la compagnie Himégoto.
Elle regroupait quatre autres danseuses mais n’ayant aucun subside, aucun de nous cinq ne vivait de cette activité. Chacun travaillait à côté et nous répétions durant nos temps libres.
Le montage ci-dessous est un extrait d’une pièce que j’ai chorégraphié en 89, "Vol pour un espace libre". Tout le travail est basé sur le chef d’oeuvre de Philip Glass, "Einstein on the Beach". La représentation a eu lieu au Botanique, à l’occasion des "Bancs d’essai".

Architectural Dialogues

Sasha Waltz est l'une des plus grandes chorégraphes allemandes actuelles et l'une de ses particularités reste le lien qu'elle crée entre la danse et l'architecture. Elle est régulièrement invitée dans des musées pour des performances et un film documentaire vient d'ailleurs de sortir sur le sujet.
Architectural Dialogues regroupe donc des performances de Sasha Waltz & Guests, sa propre compagnie, filmés Neues Museum de Berlin, au MAXXI National Museum of the XXI Century Arts de Rome et au Jewish Museum de Berlin.
Je ne suis pas un très grand fan de ce genre de performances mais certaines images sont d'une beauté extraordinaire... Voici le trailer du film ainsi qu'un extrait du spectacle au MAXXI.
PS: si cela vous tente, elle sera présente à Bruxelles avec "Continu", du 19 au 21 juin à La Monnaie. Plus d'infos ici.
Pina

J'ai enfin vu "Pina", le film que Wim Wenders a consacré à Pina Bausch et il m'a ébloui. Quel bel hommage et surtout quelle grande Dame!
Le projet a démarré comme une collaboration entre les deux Allemands, qui étaient peut-être les artistes germaniques vivants les plus marquants. La chorégraphe est morte, en juin 2009. Alors le réalisateur a décidé de poursuivre son travail auprès des danseurs installés à Wuppertal.
Il a brassé les images en 3D tournées avec elle, à la manière d'un film dansé et des interviews durant lesquelles il demande à ses danseurs de parler de Pina. (source: rue89)
Un documentaire émouvant, tendre, dur, féroce et tout simplement sublime. A voir d'urgence!
Marie Chouinard

Marie Chouinard est une danseuse et chorégraphe québécoise. Elle débute sa carrière dans les années '70 mais ce n'est que 20 ans plus tard qu'elle crée sa propre compagnie qui parcourt aujourd'hui les scènes du monde entier.
Marie Chouinard est une iconoclaste fascinée par les rituels. Pour elle, la danse est un art sacré où le corps s'installe comme un matériau extraordinaire doté d'une force spirituelle qu'il faut célébrer.
Avec une cinquantaine de créations à son actif, cette artiste a élevé la danse au rang d'art sacré. De ses spectacles les plus marquants, on retient "Le Sacre du printemps" en 1993 et surtout une pièce que je trouve ennivrante: "bODY_rEMIX/lES_vARIATIONS_gOLDBERG" en 2005. Cette création est visuellement hallucinante car la chorégraphe emploie des prothèses qui modifient complètement le rapport au corps. Elle y remixe le ballet classique, dans une esthétique proche de celle de Jean-Paul Goude ou Philippe Decouflé.
Je n'ai jamais aimé les longues biographies et je vous propose plutôt quelques extraits des créations de cette artiste hors du commun. Plus d'infos sur Marie Chouinard sur le site de sa compagnie.
Attention, ouvrez grands les yeux, choc visuel garanti!
Drumming by Rosas

Je n'aime vraiment pas les dernières créations d’Anne Teresa De Keersmaeker et cela fait d'ailleurs quelques années que je ne vais plus voir les nouveaux spectacles de Rosas. Plus envie de supporter un tel supplice... Par contre, je suis un fan des "anciennes" pièces, que cela soit "Rosas Danst Rosas", "Phase", "Rain" ou "Drumming".
Cela tombe bien, le Kaai a encore eu la bonne idée de re-re-re-programmer un des chefs-d'oeuvre de la chorégraphe, "Drumming". Je ne sais plus combien de fois j'ai vu ce spectacle mais j'irai encore une fois déguster cette oeuvre...
Outre la danse, il y a bien évidemment la musique de Steve Reich qui, faut-il le rappeler, date de 1971. Un monument de la musique contemporaine. J'en avais longuement parlé ici lors du concert d'Ictus au Bozar mais aussi ici, au sujet de son interprétation par Jiri Kylian.
Bref, rendez-vous en avril au Kaai, les tickets sont en vente ici.
Done!
Voilà, le projet Umang est terminé, tout s'est déroulé à merveille et j'avoue que je suis vraiment très content du résultat!
Il y a d'abord eu les stages de Bharata Natyam donnés par Nirupama à mes propres élèves... Même si cela n'a pas été évident pour tout le monde d'assimiler directement les enseignements de Nirupama, sa présence seule fut une véritable source d'inspiration! Quelle générosité, quelle puissance et surtout quel talent!
Ensuite, il y a eu Umang, le spectacle au Bozar qui était sold out 2 semaines avant la date. Un spectacle magnifique, véritable régal pour les yeux et les oreilles!
Personnellement, le plus grand plaisir fut évidemment de pouvoir profiter de la présence de Nirupama & Rajendra pendant quelques jours mais aussi de Monica et de Dr. Ganesh... Je dois encore digérer ce qui s'est passé pendant ces quelques jours car ce fut intense et passionnant.
Je démarre lundi la promotion du projet suivant: le concert de Kaushiki Chakrabarty au Bozar le 24 juin 2011. Plus d'infos sur ce site.

Rosas Danst Rosas (2011)

Samedi soir, j'ai été au Kaai re-re-re-re-revoir un MONUMENT de la danse contemporaine: Rosas Danst Rosas, LA pièce qui a révélé Anne Teresa De Keersmaeker. Une oeuvre qui a changé ma vie radicalement. Et je n'exagère pas...
Ce spectacle date de 1983 et j’ai eu la chance de voir ce bijou pour la première fois l’année de sa sortie; je n’oublierai jamais le choc que j’ai eu à l’époque...
C’était en 1983, j’habitais à Rotterdam où j’étudiais la danse contemporaine; un soir, je me suis retrouvé avec quelques autres élèves de l’école dans un tout petit théâtre pour un spectacle d'une troupe totalement inconnue à l'époque, Rosas. Personne n’avait jamais entendu parler de cette troupe belge, ni de sa chorégraphe, Anne Teresa De Keersmaeker... Quand Rosas Danst Rosas a commencé, je me suis pris une claque en pleine figure et je n’ai plus dit un mot pendant tout le spectacle. C’était tellement novateur et tellement puissant.
Encore maintenant, la pièce garde toute sa force; elle n’a pas pris une ride et elle reste éblouissante. Je me suis régalé samedi!!! Je viens de retrouver presque l'entièreté de cette oeuvre sur le web et c'est avec le plus grand des plaisirs que je partage ce bijou avec vous...
Violin Phase

J'avais déjà parlé de cette pièce mais je viens de la retrouver dans son entièreté sur YouTube... C'est magique et c'est à voir absolument!
"Violin phase" a été chorégraphié par Anne De Keersmaeker en 1981 à New York, en collaboration avec les membres de l’ensemble "Steve Reich and Musicians".
En 2002, le cinéaste Thierry De Mey a filmé ce solo sur un plateau recouvert de sable et le résultat est impressionnant; on assiste à la création d'une rosasse parfaite qui apparaît peu à peu sur le sol. De cette pièce est issu le nom de la compagnie, Rosas, fondée l’année suivante.
Voici donc la chorégraphie dans son entièreté... Musique de Steve Reich... Un bijou musical et visuel.
Part 2
Dancers Among Us
Photographié par Jordan Matter, "Dancers Among Us" capture quelques moments de la vie de tous les jours avec les meilleurs danseurs de New York. Le résultat est génial et c'est un bel hommage à cet art et à ses artistes; voici une petite sélection de photographies, le reste se trouve sur le site de Jordan Matter. Et juste en dessous des photos, un reportage sur le shooting.








The Company
J'avais adoré "Prêt-à-porter" et hier soir, j'ai regardé un autre film de Robert Altman, "The Company". On ne peut pas vraiment parler d'un film, il s'agit plutôt d'un documentaire ou d'une longue suite d'extraits de ballets mais ce film qui date de 2003 comporte quelques scènes de danse classique de toute beauté. En voici deux dont une (le 1er extrait) avec la sublime Trinity Hamilton.
Ballet
Suite à ma news sur le film "The Company", je me suis rendu compte que je n'avais presque jamais parlé de la danse classique (européenne), un genre tombé en désuétude mais que j'apprécie vraiment. Seul problème du ballet: il doit être interprété de façon magistrale... Mais quand c'est le cas, quel régal!!!
Voici 3 extraits assez "classique" dans le choix mais quel bonheur de revoir ces monuments de la danse. Le premier danseur n'est autre que Mikhail Baryshnikov qui interprète le solo de "Don Quichotte". Magistral...
Ensuite, le plus célèbre Pas de Quatre de l'histoire, celui du "Lac des Cygnes" dansé par le Bolshoi. Et pour terminer, le corps de ballet de l'Opéra de Paris lors du second acte de "Casse-Noisette" (chorégraphie de Rudolf Nureyev). Admirez les prouesses!
Les Ballets Trockadero de Monte Carlo

Les Ballets Trockadero de Monte Carlo est une compagnie de ballet créée à New York en 1974 par un groupe de danseurs classiques américains désireux de présenter le répertoire académique au second degré, de manière ludique et humoristique.
La compagnie, dont le nom est un clin d'œil aux Ballets de Monte-Carlo, est composée uniquement d'hommes qui interprètent tous les grands rôles féminins du ballet romantique. Pastichant les grands solos des Plisetskaya, Pavlova, Margot Fonteyn ou Alicia Alonso, les danseurs incarnent les divas du chausson dans la mort du cygne, Giselle, Casse-Noisette, le pas de deux de Don Quichotte ou celui de La Belle au bois dormant.
Les Trocks (comme on les surnomme affectueusement) allient une connaissance et une technique de la danse irréprochables à un humour irrésistible, démontrant que des hommes peuvent aussi danser sur pointes.
La compagnie voyage dans le monde entier et a donné des représentations dans plus de 400 villes, dont une centaine en Europe. Elle est également renommée pour ses prises de positions en faveur de la lutte contre le sida.
Voici deux extraits du Lac des Cygnes dont le fameux Pas de Quatre dont je parlais plus haut et qui a donné du fil à retordre à bien des danseuses!
Jiri Kylian

Comme je l'avais annoncé il y a 2 semaines (c'était ici), "Drumming " de Steve Reich sera joué en Live par le groupe Ictus le 20 décembre au Bozar; j'ai déjà vu ce spectacle, je ne peux que le recommander et j'ai déjà mon ticket.
J'avais aussi déjà parlé l'année passée de Jiri Kylian et je viens de trouver l'intégralité d'une de ses oeuvres sur YouTube, "Fallen Angels", pièce dansée justement sur Drumming (une partie en tout cas puisque l'oeuvre de Reich dure environ 1 heure).
Je trouve le résultat extraordinaire!!!
Né à Prague en 1947, Jiri Kylian est l'un des chorégraphes les plus talentueux de sa génération et il est surtout admiré pour son travail de directeur artistique au sein du Nederlands Dans Theater, de 1975 à 2004. Beaucoup de ses oeuvres font d'ailleurs partie du répertoire de troupes de danse du monde entier. Son style est très énergique, fondé sur des bases techniques relativement classiques mais revisitées de manière contemporaine.
Je vous propose de découvrir ce génie de la danse à travers "Falling Angels", une pièce envoûtante créée en 1989 sur "Drumming". Extrêmement technique, "Falling Angels" est interprété de façon magistrale par 8 danseuses du Nederlands Dans Theater. Voici donc un extrait et c'est à savourer sans modération.
Rosas Danst Rosas (again)

Autre reprise au niveau danse, et non des moindres: Rosas Danst Rosas, LA pièce qui a révélé Anne Teresa De Keersmaeker. Le Kaai rend hommage à la chorégraphe en proposant quatre soirées étalées sur 3 semaines; cela se déroulera en mars 2011, les infos se trouvent sur le site du Kaai mais j'ai vraiment envie de vous (re)-parler de Rosas Danst Rosas, une de mes pièces préférées, tout style confondu.
Ce spectacle date de 1983 et j’ai eu la chance de voir ce bijou pour la première fois l’année de sa sortie; je n’oublierai jamais le choc que j’ai eu à l’époque...
C’était en 1983, j’habitais à Rotterdam où j’étudiais la danse contemporaine; un soir, je me suis retrouvé avec quelques autres élèves de l’école dans un tout petit théâtre pour un spectacle d'une troupe totalement inconnue à l'époque, Rosas. Personne n’avait jamais entendu parler de cette troupe belge, ni de sa chorégraphe, Anne Teresa De Keersmaeker... Quand Rosas Danst Rosas a commencé, je me suis pris une claque en pleine figure et je n’ai plus dit un mot pendant tout le spectacle. C’était tellement novateur et tellement puissant. Encore maintenant, la pièce garde toute sa force; elle n’a pas pris une ride et elle reste éblouissante.
Je ne peux que recommander ce spectacle prévu les 25 et 26 mars (j'y vais le samedi 26/3); tickets et infos sur le site du Kaai.
Voici un extrait de “Rosas Danst Rosas” et en prime une interview d’Anne Teresa (en néerlandais). Il n’y a rien à dire, cette chorégraphe a vraiment marqué la danse contemporaine de son empreinte...
Sankai Juku in Brussels!
Outre les arts indiens et certains formes de danse contemporaine, le Butoh m'a toujours fasciné... Je me souviendrais toute ma vie du choc visuel que j'ai eu lorsque j'ai vu Ariadone la première fois au Théâtre 140. Je me suis pris une claque en pleine figure...
J'ai souvent parlé de ce genre sur mon blog et ce jeudi, une des plus célèbres troupes de Butoh, la compagnie de Sankai Juku, sera sur la scène des Bozar de Bruxelles (plus d'infos sur le site des Bozar)
Si le sujet vous intéresse, j'ai publié ici un long reportage époustouflant mais aussi un extrait d'un spectacle d'Ariadone (c'était ici).

La compagnie Sankai Juku et son directeur artistique, Ushio Amagatsu, appartiennent à la seconde génération de danseurs de butoh au Japon. Le Butoh (ou Butô) est une nouvelle forme d'art japonaise qui est apparue dans les années soixante, comme une expression des préoccupations humanitaires d'une génération née après la guerre, et fortement marquée par elle. Sous l'impulsion de Tatsumi Hijikata et Kazuo Ohno, les danseurs japonais appartenant à ce courant ont tourné le dos aux formes traditionnelles des danses orientales et occidentales, pour rechercher un mode d'expression mieux adapté aux réalités du Japon moderne. Les gestes du butoh émanent d'une sensibilité qui a été harnachée par des siècles de tradition, mais le corps du danseur de butoh ne s'encombre pas du vocabulaire ancien du kabuki ou du nô.

Selon Ushio Amagatsu, le Butoh exprime le langage du corps plutôt qu'un sens théorique du mouvement, et chacun y apporte sa propre histoire physique, son propre mode d'expression. Avant d'adopter le style Butoh, Ushio Amagatsu a reçu une formation en danse classique et moderne, et la perspective qu'il en a dégagée a contribué à une meilleure compréhension du butô. Loin de masquer ou de dissimuler l'émotion, sa démarche s'appuie au contraire sur l'expression personnelle de la souffrance, et l'exaltation passionnée des joies de la vie et des chagrins de la mort. Le visage blanc figé de la tradition représentait un être humain entravé, mais le visage blanchi du danseur de Butoh est animé, en lien direct avec l'innocence, l'émerveillement, la peur et la mort. (Source: wikipedia)
Voici 3 vidéos assez exceptionnelles; la première est un extrait du spectacle de ce jeudi, la seconde est un extrait d’un documentaire qui contient, entre autre, une interview de Ushio Amagatsu, et enfin, un extrait de «Kagemi», une pièce de Sankai Juku.
The Body Performance - Interview de Ushio Amagatsu.
“Kagemi”
Madhavi Mudgal

Attention, magie à l'horizon! Le 11 septembre, les Bozar propose un spectacle d'Odissi avec en invité la troupe de Madhavi Mudgal. C'est à ne pas manquer!
Disciple du légendaire guru Kelucharan Mohapatra, Madhavi Mudgal est la plus célèbre interprète du style Odissi, danse classique de l’Orissa, au sud-ouest de Calcutta.
J'enseigne (et étudie) le Bharata Natyam, un autre style de danse classique, mais je suis émerveillé à chaque fois par les danseurs d'Odissi... C'est magique tout simplement.
Si le style vous intéresse, j'avais déjà publié ici un article ainsi que quelques vidéos.
Voici donc un extrait du spectacle de la troupe de Madhavi Mudgal et si vous désirez venir, les tickets sont disponibles ici.
WIP #2 (video)
Organisé le 21 juin au Palais du Midi, le "Work In Progres #2" (WIP pour les intimes) a réuni tous mes élèves de Bharata Natyam qui ont présenté les différentes pièces travaillées lors des cours pendant cette année scolaire. Tout s'est très bien passé et nous avons donc clôturé l'année scolaire en beauté... L'année prochaine, rendez-vous au Bozar! En attendant, voici un petit résumé en images de cette seconde édition.
Remarque: si les images sont saccadées (connexion Internet lente), il faut mettre la HD sur OFF. A l'inverse, si vous avez une bonne connexion, le film est à voir avec la fonction HD ON.
Pina Bausch

Elle était l'une des plus importantes chorégraphes de la seconde moitié du XXe siècle et son influence a même débordé le domaine de la danse. Dans le théâtre surtout, mais aussi les arts plastiques, et le cinéma où Fellini et Almodovar lui ont directement rendu hommage dans des films. Pina Bausch est morte, mardi 30 juin, d'un cancer fulgurant à Wuppertal, en Allemagne, pays où elle avait créé sa compagnie, le Tanztheater, en 1973. Elle était âgée de 68 ans. Il y a quinze jours à peine, elle travaillait sur sa nouvelle pièce après une résidence de création au Chili. Entrée à l'hôpital pour une bronchite et une extrême fatigue, on lui découvre un cancer généralisé dont elle meurt après cinq jours.
Admirée dans le monde entier, cette immense artiste, épaulée par sa troupe d'une vingtaine de danseurs, dont certains l'accompagnaient depuis ses débuts, a chorégraphié plus d'une quarantaine de pièces - autant de succès. Les salles étaient toujours pleines pour Pina Bausch, qui était aussi parfois sur scène, parce que chaque fois, on se demandait ce qu'elle allait sortir de nouveau. Cette artiste a révolutionné la danse en inventant une "danse-théâtre". Des décors féeriques ou avec des objets du quotidien, des sketches, des adresses au public qui évoquaient le théâtre, et puis des séquences de danse virtuoses, au bord du vertige. (Source: Le Monde)
Voici deux vidéos en guise d'hommage à cette grande Dame de la danse. la première est un extrait du "Sacre du printemps" sur la musique de Stravinsky, chorégraphié en 1975. Cette pièce féroce jette le clan des hommes contre celui des femmes, un thème principal de toute l'oeuvre de Pina Bausch. La seconde vidéo est l'ouverture du film de Pedro Almodovar, "Habla Can Ella"; Pina Bausch danse un extrait de sa plus célèbre oeuvre, "Café Muller".
Butoh (2)

J'avais déjà parlé du Butoh précédemment mais je viens de trouver sur le web un reportage assez exceptionnel, réalisée par Edin Velez en 1989. Il dure 1 heure et est disponible via YouTube en 6 parties mais avant toute chose, je dois préciser certaines choses pour éviter à certains un choc frontal...
Car le Butoh ne laisse personne indifférent. Même au Japon, son pays d'origine... A ses débuts (1959), le Butoh occasionna un grand scandale et fut assimilé au japon à un spectacle pornographique. En deux mots, il fut créé en réaction à l'occidentalisation du Japon mais il est surtout une réaction artistique qui puise sa force dans le traumatisme de la bombe d'Hiroshima.
Pour ceux qui veulent en savoir plus, j'avais publié ici un article (et quelques vidéos) sur Carlotta Ikeda et sa compagnie Ariadone ainsi qu'un second sur Sankai Juku qui se trouve ici.
Avant de publier le reportage d'Edin Velez, voici quelques vidéos qui, je l'espère, vous donneront envie de regarder le reportage jusqu'au bout. Personnellement, ce style me fascine depuis presque 30 ans et je me souviendrai toujours du choc que j'ai eu en voyant pour la première fois Ariadone au Théâtre 140 en 1980... Je suis même parti une fois à Montréal uniquement pour voir Kazuo Ono danser sur scène; à l'époque, il avait 80 ans et c'est l'un des plus beaux spectacles que j'ai eu l'occasion de voir dans ma vie.
Bref, voici quelques vidéos d'introduction: un (très court mais exceptionnel) extrait d'un spectacle de Hijikata Tatsumi (fondateur du mouvement Butoh), une performance de la troupe Byakko Sha et enfin, quelques images de Sankai Juku.
Dance of Darkness
Voici donc un reportage sur le Butoh réalisé en 1989 par Edin Velez. Il dure 60 minutes et est présenté en 6 parties... J'aime beaucoup le premier commentaire que l'on doit à Mark Holborn: "Butoh is a dangerous, subversive form of dance...". Cela résume parfaitement ce qu'est le Butoh, appelée aussi "danse des ténèbres". Attention chocs visuels garantis! A voir en HQ si votre connexion le permet.
Op zoek naar Maria

Cette semaine, l'émission de télé dont tout le monde a parlé au nord du pays, c'est "Op zoek naar Maria" ("A la recherche de Maria"), un show de télé réalité lancé par VTM.
Maria comme Maria Van Trapp, l'héroïne de "The Sound of Music" ("La Mélodie du Bonheur"), comédie musicale rendue célèbre par son adaptation cinématographique mettant en scène Julie Andrews...
Cette comédie musicale s'apprête à être montée sur une grande scène Belge et VTM a donc lancé une nouvelle émission destinée à déceler parmi une vingtaine de candidates la future interprète du rôle principal.
Pour promouvoir cet événement, la chaîne a réalisé un clip publicitaire réunissant plus de 200 danseurs dans le hall de la gare centrale d'Anvers. Si vous aviez vu le spot de T-Mobile (je l'avais publié dans la section "Pubs"), cela n'a rien de très original mais malgré tout, qu'est-ce que cela fait du bien de voir ce genre de choses! Personnellement, cela me met de bonne humeur! Voici donc ce spot et en bonus son making-of. Merci à Béa pour le lien.
(Remarque: si vous avez une connection internet suffisamment puissante, lancez la vidéo et ensuite cliquez sur le logo "HQ" pour une meilleure résolution d'images. Si cela saccade, revenez au mode normal en recliquant sur le même logo.)
Making-Of
Temple of Fine Arts
Je publie régulièrement des vidéos de Bharata Natyam mais le plus souvent, les chorégraphies sont présentées par des danseuses, rarement par des hommes. En voici une de toute beauté dans un décor assez surprenant...
Il s’agit d’un extrait d’un Varnam, dansé par les élèves de l’école "Temple of Fine Arts" de Kuala Lumpur; son raga est le sublime "Nattakurinji". On aperçoit en arrière plan les célèbres buildings de la capitale malaysienne... Décor inhabituel mais vraiment interpellant.
West Side Story is back!

C'est l'événement musical de l'année à New York: West Side Story, la comédie musicale culte, revient sur les planches de Broadway! Ce retour a incité Vanity Fair à rendre hommage à ce monument et le magazine a publié dans sa dernière édition une séance photo exceptionnelle, faisant renaître les grands moments du film de 1961.
C’est le photographe Mark Seliger qui s’est occupé de ce shooting assez incroyable avec, dans les rôles principaux, quelques stars comme Jennifer Lopez, Chris Evans ou encore Camilla Belle.
Dans une interview à Vanity Fair, Jennifer Lopez a admis avoir vu "West Side Story" à 37 reprises pendant sa jeunesse dans le Bronx. "Je ne voulais pas être la faible Maria, qui attend son homme. Je voulais être Anita, qui danse jusqu'aux sommets", raconte la star.
Bref, si vous passez par NYC, il serait impardonnable de ne pas assister à une représentation de cette comédie culte. Plus d'infos sur le site officiel. Voici donc quelques photos de ce shooting et en cadeau, quelques extraits de ce bijou dont le génial "America" et l'incroyable scène d'ouverture du film ("Prologue").
PS: si vous aimez les comédies musicales, j'ai publié ici mon top 10... Et non, "Titanic" ne fait PAS partie de mon top 10. De mon Top 5000 non plus d'ailleurs...






Kathakali

Après l'Odissi, voici le majestueux Kathakali, originaire du Kerala, l’état qui se trouve dans le sud-ouest de l’Inde.
Le Kathakali est un mélange de danse et de théâtre et les pièces représentées sont le plus souvent tirées des épisodes du Ramayana et du Mahabharata. Ce qui frappe en premier lieu est évidemment le maquillage des acteurs qui finit par ressembler à un véritable masque. Très complexes, ils sont réalisés à partir de pâtes de riz par des artistes spécialisés et leur élaboration demande plusieurs heures de travail.
Pendant le spectacle, les acteurs du Kathakali ne parlent pas et utilisent un vaste langage de gestes, de regards et de mimiques afin de raconter leur histoire. Contrairement aux styles qui l'ont précédé, le kathakali n'est joué que par des hommes qui tiennent aussi les éventuels rôles féminins.
Les acteurs portent de gigantesques costumes alourdis d'ornements pesant environ 30 kilos. Les couleurs revêtent des significations précises: le vert indique les grands rois ou les héros vertueux tels que Rama. Les visages des personnages puissants marqués par le mal sont eux aussi maquillés de vert, mais avec du rouge sur les joues. Les personnages "mauvais" se reconnaissent à leur dominante rouge et à leur grande barbe postiche de couleur identique. Les femmes et les ascètes arborent des couleurs lumineuses dans des tonalités de jaune.
Traditionnellement, le spectacle débute le soir et dure toute la nuit et se finit (évidemment ;-) par la victoire du bien sur le mal. J'ai eu l'occasion de voir des spectacles de Kathakali en Inde et c'est enivrant. Tout simplement enivrant... C’est sans doute encore un enseignement que je commencerai dans ma prochaine réincarnation
"Mahabharati"
"Kathakali in Fort Cochin"
Vanaprastham

En parlant du Kathakali, il y a un film bouleversant que je vous conseille vivement: "Vanaprastham".
Intitulé "La Dernière Danse", voilà le genre de film que l’on commence à regarder sans trop savoir à quoi s’attendre... Et puis, quand le mot "Fin" apparaît, on se rend compte que l’on vient de passer un moment magique...
"Vanaprastham" est l’évocation de la vie difficile d'un artiste de kathakali en Inde du Sud dans les années trente. Après un mariage décevant, Kunhikuttan gagne une notoriété d'artiste. Il rencontre Subhadra, une aristocrate mariée et perdue dans un monde qu'elle s'est créé. Emportée par sa passion pour Arjuna, le heros du Mahabharata, elle ne tombe pas amoureuse de Kunhikuttan mais de l'Arjuna qu'il incarne sur scène.
Voilà le trailer... La bande sonore est de Zakir Hussain et c’est un vrai bijou qui devrait ravir les amoureux de l’Inde du Sud. On la trouve sur iTunes; le DVD et le CD sont aussi en vente sur Amazon mais si vous avez le courage de vous farcir la Fnac (et ses vendeurs imbuvables), il doit être possible de les commander.
Odissi

Originaire de l'état d'Orissa (Est de l'Inde), l'Odissi est l'une des danses classiques indiennes et remonte à plus de 2000 ans. Tout comme le Bharata Natyam, l'Odissi était à l'origine liée à des pratiques rituelles, celles des danseuses de temples, les devadâsîs, appelées ausi Mahârîs dans cette région.
L'Odissi est en partie comparable au Bharata Natyam, mais a la réputation d'être une forme moins athlétique, plus douce, plus sensuelle. L'aspect sculptural se retrouve en particulier par des positions plus ondulantes, construites grâce à une série de déhanchements du corps ("tribanghi").
La thématique de l'Odissi, où les experts reconnaissent de lointaines influences bouddhiques et tantriques, est avant tout nourrie par la vie du dieu Krishna, telle qu'elle est par exemple évoquée dans la Gitagovinda qui raconte les amours du Dieu et de Râdhâ. Le répertoire de l'Odissi comprend, comme pour le Bharata Natyam, des pièces de danse pure (nritta) et de danse figurative, descriptive (nritya).
La musique utilisée en Odissi se rattache à la tradition classique hindoustani, avec quelques spécificités régionales. L'orchestre fait bien sûr appel aux percussions (cymbales manjira et surtout tambour pakhâwaj, comparable au mridangam sud-indien), mais également à la flûte de roseau (bansuri) ou aux instruments à corde (sitar, tampura).
Je trouve ce style magnifique mais hélas, je suis déjà débordé avec l'étude du Bharata Natyam qui va me demander quelques réincarnations pour parfaire ma pratique... Voici quelques vidéos de toute beauté:
"Jeya Bhagavathi"
"Rageshree Pallavi"
Sankalp Group
Rosas Danst Rosas

Oh My God!!! J’ai été mercredi soir au Kaai revoir “Rosas Danst Rosas” et j’ai passé un moment extraordinaire!!! C’était une reprise puisque ce spectacle date de 1983 et j’ai d’autant plus apprécié ce bijou puisque je l’avais vu pour la première fois l’année de sa sortie; je n’oublierai jamais le choc que j’ai eu à l’époque...
C’était en 1983, j’habitais à Rotterdam où j’étudiais la danse contemporaine; un soir, je me suis retrouvé avec quelques autres élèves de l’école dans un tout petit théâtre pour un spectacle d'une troupe totalement inconnue à l'époque, Rosas. Personne n’avait jamais entendu parler de cette troupe belge, ni de sa chorégraphe, Anne Teresa De Keersmaeker... Quand “Rosas Danst Rosas” a commencé, je me suis pris une claque en pleine figure et je n’ai plus dit un mot pendant tout le spectacle. C’était tellement novateur et tellement puissant. Encore maintenant, la pièce garde toute sa force; elle n’a pas pris une ride et elle reste éblouissante.
J’avais déjà parlé de ce spectacle qui est programmé jusqu’à dimanche au Kaaitheater, je pense qu’il est sold out mais on ne sait jamais... Si vous avez de la chance, il y aura peut-être des désistements? Tickets et infos sur le site du Kaai: http://www.kaaitheater.be/home.jsp
Petite anecdote: mercredi, Anne Teresa a dansé cette pièce (quelle bonheur et quelle honneur pour nous) et dans la salle (comme spectateurs), il y avait les 3 autres danseuses "originelles" de la pièce... A la fin du spectacle, elles sont montées sur scène et ce fut un moment émotionnellement très fort; la boucle a été en quelque sorte bouclée...
Voici un extrait de “Rosas Danst Rosas” et en prime une interview d’Anne Teresa (en néerlandais). Il n’y a rien à dire, cette chorégraphe a vraiment marqué la danse contemporaine de son empreinte...
Maurice Bejart

Maurice Béjart est mort le 22 novembre 2007 et un an après sa mort, j'ai eu envie de lui rendre un nouvel hommage, même si je n’étais plus un fan inconditionnel de l'ensemble de son travail. Il est incontestable qu’il a révolutionné la danse contemporaine mais personnellement, je n’appréciais que ses oeuvres antérieures aux années ’80.
C’est évidemment un avis personnel mais quand j’ai découvert le travail de certains chorégraphes comme Anne Teresa De Keersmacker, Pina Bausch ou Carolyn Carlson début ’80, le travail de Béjart m’a semblé très démodé. Et je trouve que cela s’est dégradé au fil des ans... J’ai encore en mémoire sa (mauvaise) copie d’une pièce de Frédéric Flamand.
Mais il reste évidemment une grande figure de la danse du 20ème siècle et je n’oublierai jamais la première fois où j’ai vu sur la scène du Cirque Royal, dans les années 70, Jorge Donn danser le "Bolero". Ni le fabuleux "Sacre du Printemps" qui reste une des pièces les plus importantes de ce siècle. Je publie d'ailleurs le ballet entier dans la news suivante.
Voici donc en premier lieu le "Bolero" créé par Maurice Béjart et dansé par son plus grand danseur, Jorge Donn. Un véritable chef d’oeuvre!
Le Sacre du Printemps

Après le "Bolero", voici l’oeuvre qui a été sans doute la plus importante de sa carrière: "Le Sacre du Printemps". Créé en 1959, ce ballet a révolutionné la danse et a d’ailleurs choqué le public de l’époque, habitué au classicisme et au romantisme des ballets classiques.
C'est bizarre mais je me souviens encore de la première fois où j'ai vu ce Sacre. C'était il y a plus de 25 ans... J'ai eu les jambes coupées et je me rends compte maintenant combien ce ballet m'a marqué. Il a changé radicalement la danse et 50 ans après sa création (!), cela reste une oeuvre moderne...
Voici donc "Le Sacre du Printemps", filmé en 1970; les deux élus du sacre sont interprétés par Tania Bari et Germinal Casado. La musique est évidemment de Stravinsky. Le ballet est coupé en 4 parties et il mérite vraiment toute votre attention.
Part 2
Part 3
Part 4
Maya Plisetskaya

Toujours en hommage à Maurice Béjart, voici une autre version du Bolero, moins connue que celle dansée par Jorge Donn. L'une des particularités de cette pièce est qu'elle peut être dansée aussi bien par des hommes que par des femmes et voici la version dansée par l'incroyable Maya Plisetskaya.
Surnommée la "reine des airs", Maya Plisetskaya est née à Moscou en 1925 et est considérée comme l’une des plus brillantes danseuses du XXème siècle. En 1934, elle intègre l’école de danse de Moscou puis en 1941 le Bolchoï où elle connaîtra rapidement un immense succès grâce à son interprétation dans “Le lac des cygnes”. Elle deviendra soliste du Bolchoï en 1945.
Maya dansera sur toutes les scènes du monde et sous la conduite des plus grands chorégraphes; elle symbolise le mythe de la culture artistique russe. Retirée du Bolchoï depuis 1989, elle remonte toutefois sur scène à de rares occasions et dansera même à Londres en 1995 à l’occasion de ses 70 ans.
La voici donc dans le “Bolero” de Maurice Béjart, filmé en 1974. Elle avait à l'époque 49 ans... Ensuite, petit bonus, une interview de l'artiste qui parle justement de ce rôle.
Part 2
Interview
Rosas @ Kaaitheater

Attention, tous à vos agendas: le Kaaitheater re-programme deux pièces de Rosas, la compagnie d'Anne Teresa De Keersmaeker qu'il est impardonnable de ne pas aller voir! C'est LA bonne nouvelle du mois (en attendant celle de mercredi ;-) et du coup, je vous ai concocté un petit dossier sur le sujet.
Anne Teresa De Keersmaeker est une figure majeure de la danse contemporaine belge et s'est imposée au début des années 1980 grâce à la volonté de renouveler le lien intense entre danse et musique. En 1983, elle crée la compagnie Rosas au sein de laquelle elle développe depuis son langage chorégraphique propre. Anne Teresa De Keersmaeker prend la direction chorégraphique du théâtre de La Monnaie à Bruxelles en 1992 et fonde la même année une des écoles de danse contemporaine les plus importantes, l'École P.A.R.T.S. (source: Wikipedia).
Les deux spectacles que le Kaai propose sont "Steve Reich Evening" (ce mois-ci) et "Rosas Danst Rosas" (en février 2009); honnêtement, je n’ai qu’un mot pour résumer ces deux spectacles: Extraordinaire!
Le sujet étant vaste, vous trouverez ci-dessous plusieurs articles sur des pièces spécifiques de Rosas mais aussi sur Steve Reich et quelques unes de ses compositions...
Steve Reich Evening

"Steve Reich Evening" est un hommage d'Anne Teresa De Keersmaeker au musicien considéré comme l'un des pionniers du minimalisme et de la musique dite "répétitive".
Cela fait plus de 25 ans que je vais voir des spectacles de danse et je suis devenu très exigeant et très difficile. J’ai vu quelques monuments et la barre est évidemment placée assez haut... Mais quel bonheur d'assiter à un spectacle comme celui-ci! Je l'ai revu l'année passée et je me souviens qu'à la fin du spectacle, lors des applaudissements, j’aurais voulu que le spectacle continue une heure de plus... ou même 2 heures.
Rosas propose donc une soirée entièrement consacrée à Steve Reich. Dès le début de sa carrière, Anne Teresa De Keersmaeker a noué des liens intimes avec la musique répétitive et minimaliste de Reich et plus particulièrement avec ses premières compositions, datant de la fin des années 60 et du début des années 70: une source d’inspiration choisie pour un nouveau vocabulaire gestuel (source: Kaai).
Voici deux extraits de cette soirée hommage et vous trouverez ci-dessous, dans des news séparées, quelques articles sur des compositions spécifiques qui sont incluses dans le programme.
Je vais normalement voir le spectacle le 19 novembre (j'achète mes tickets demain) et je précise les danseurs seront accompagnés sur scène par les musiciens du groupe Ictus. Et cela, c'est la cerise sur le gâteau!!!
Tickets et infos sur le site du Kaai: http://www.kaaitheater.be/home.jsp
Piano Phase

"Piano Phase" fait partie de "Fase", un ensemble de 4 pièces créés par Anne De Keersmaeker en 1981. L’écriture de cette chorégraphie est calquée sur l’écriture musicale des oeuvres de Steve Reich. Une partition minimaliste et répétitive dont la complexité réside dans la mise en phase des phrases musicales.
J’ai vu cette pièce plusieurs fois en live et je la trouve enivrante... Pour ceux qui veulent comprendre la démarche de la chorégraphe, voici un petit texte trouvé sur Wikipedia et qui résumé bien le concept de "Piano Phase".
"Piano Phase est probablement la partie la plus célèbre de l’œuvre (“Fase”), et la plus jouée indépendamment des autres mouvements. Peut-être aussi la plus spectaculaire car certainement la plus visuelle. Dans cette première partie, Anne Terasa De Kersmaeker expose les bases de sa danse répétitive et donne à voir le processus de phasage/déphasage de la célèbre musique de Steve Reich composée en 1966. Les deux danseuses, éclairées puissamment par quatre projecteurs latéraux créant leurs ombres individuelles et superposées sur un fond blanc, vont répéter pendant environ 15 minutes un mouvement de balancier du bras et du corps, associé à une pirouette saccadée ponctuelle et vigoureuse, entrecoupée d’une montée sur une pointe de pied laissée en suspens avant de reprendre la séquence. Suivant la musique, l’une des danseuses va accélérer son mouvement d’un douzième de phase, décalant par rapport à sa partenaire sa séquence, jusqu’à l’opposition de phase, et au rephasage complet après quelques minutes. Les deux danseuses restent alignées dans un même plan, mais vont progressivement et insensiblement bouger vers l’avant de la scène en créant un déplacement diagonal, continuer leur sequence sur ce nouveau plan, avant de regagner le plan initial à la fin de l’œuvre musicale retrouvant la synchronicité du début de la pièce."
Voici donc la chorgéaphie (coupée en 2 parties); les deux danseuses sont Anne Teresa De Keersmaeker et Michele Anne De Mey.
Part 2
Stages
Dimanche 19.00: les stages de Bharata Natyam viennent de se terminer et tout s'est super bien passé. Nirupama a enseigné deux chorégraphies vraiment difficiles mais tout le monde s'est accroché et je suis content du résultat. Les "débutants" se sont débattus avec Saraswathi et les plus avancés ont affrontés Ganesha... ;-) Deux pièces magnifiques!
Je file chez Nirupama et Rajendra car elle veut me donner quelques dernières corrections... Cette semaine hors du temps et de la réalité s’achève bientôt car ils repartent en Inde demain matin. Il me faudra donc attendre quelques mois pour les revoir et surtout du temps pour digérer pleinement cette semaine intensive. Namaste.

Sampradaya
Le spectacle a donc eu lieu hier soir et c’était sublime! Le choix des pièces était parfait et j'ai adoré toutes les chorégraphies; Nirupama a dansé le Varnam qu'elle est en train de m'enseigner et je suis tombé amoureux de cette pièce.
Il y avait une super énergie dans la salle et je pense que tout le monde a adoré le spectacle. En tout cas, Nirupama et Rajendra ont eu droit à une standing ovation.
Demain, les stages commencent et je suis impatient de commencer les 2 pièces... Je file reconduire Monica qui s'en va ce soir en Suisse et ensuite, soirée en compagnie de Nirupama et Rajendra....

Day 2
Deuxième jour en compagnie de Nirupama, Rajendra et Monica et c’est le bonheur total... Je suis coupé de mon quotidien et j'ai un peu l'impression d'être en Inde. Nirupama nous a enseigné un bon tiers du Varnam en 2 heures et je suis dépassé... Mais je m'en fiche un peu car le fait de danser avec Monica et Nirupama est un cadeau du ciel...
Ce soir, c'est le show... J'ai tellement hâte de voir les nouvelles productions. La première partie sera consacrée au Bharata Natyam, la seconde au Kathak. Plus que quelques heures à attendre ;-)
PS: le spectacle est sold out; merci de ne pas me contacter à ce sujet, je ne peux rien faire.

Nirupama @ Brussels
Comme je l’avais annoncé en début d’année, Nirupama (mon guru de Bharata Natyam) et Rajendra (son mari) seront à Bruxelles du 6 au 10 août! Ils font une tournée aux USA en juillet et ils ont accepté de faire un crochet par Bruxelles avant de rentrer en Inde.
Ils seront sur la scène des Bozar le mercredi 6 août pour un spectacle de Bharata Natyam (Inde du Sud) et de Kathak (Inde du Nord). Les tickets sont en vente depuis lundi au Bozar et comme il n’y a que 205 places, cela risque d’être vite sold out. Les réservations se font directement au Bozar, au 02/507.82.00.
Plus d’infos sur le spectacle, le stage et les artistes ici.
Et en attendant le mois d’août, voici un extrait du spectacle de l’année passée avec un des plus beaux Thillanas que j’ai eu l’occasion de voir...
WIP #1
Et voilà, le fameux “Work In Progress” (WIP pour les intimes) a donc eu lieu hier et tout s’est super bien passé! Les élèves ont vraiment bien dansé et même s’il y a eu quelques petites erreurs, je suis content du résultat. Il y avait dans le Palais du Midi une belle énergie...
C’était la première fois que je réunissais tous mes élèves réguliers et le fait de les voir danser tous ensemble m’a impressionné... Je pense que le public a aussi apprécié le cours et il n’y a aucun doute, je recommencerai l’expérience l’année prochaine.
Voici un petit résumé de ce WIP pour ceux qui n’étaient pas là et j’ai hâte de recommencer une nouvelle saison... Encore bravo à tout le monde!
Butoh
Attention, ouvrez grands les yeux et préparez-vous à un choc visuel car aujourd’hui, je voudrais partager avec vous un véritable bijou: une vidéo d’un spectacle de Butoh, “Zarathoustra”, de la Compagnie Ariadone.

J’avais déjà parlé du Butoh et de ce spectacle l’année passée, lors de la dernière visite à Bruxelles d’Ariadone mais j’ai trouvé sur le site de la compagnie une vidéo qui résume en 18 minutes ce spectacle absolument magistral.
Obscure et envoûtante, le Butoh est une danse née au Japon aux lendemains de la seconde guerre mondiale. Appelée aussi "danse des ténèbres", elle puise sa force dans le traumatisme de la bombe d'Hiroshima. Les corps de danseurs peints en blanc, des mouvements emprunts de lenteur, des postures torturées et complexes, les conditions du Butoh sont toutes entières tournées vers les thèmes qu'elles doivent évoquer: la peur, le désespoir, la mort, l'extase, l'érotisme.
Les spectacles de Butoh mettent ainsi le spectateur parfois mal à l'aise, lors de passages représentant la violence ou des actes sexuels. Mais cet art fascine, d'abord par son aspect mystérieux, la force de son interprétation et l'intransigeance avec laquelle sont traités les thèmes humains des pièces. L'angoisse est également puissamment ressentie par l'auditoire.

Dirigée par Carlotta Ikeda, la spécificité d’Ariadone est d’être exclusivement composée d’interprètes féminines: la chorégraphe explique ce choix, par la perte de liberté que génère, selon elle, le rapport scénique au corps masculin. J'ai vu énormément de spectacles de danse dans la vie (tout style confondu) et “Zarathoustra” fait partie de mon top 5. J’ai vu la première version de cette pièce en 1980, au Théâtre 140, et depuis je n'ai jamais raté la venue d'Ariadone à Bruxelles.
Voici donc un résumé de ce bijou visuel et j'espère que vous tomberez aussi sous le charme d'Ariadone. Vous trouverez ensuite une seconde vidéo d’une autre compagnie, masculine cette fois, la troupe de Sankai Juku, l’une des plus célèbres au monde.
Sankai Juku, “Kagemi”
Site officiel d’Ariadone: http://www.ariadone.com/
